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SDSN Switzerland Launch Conference

"Where Society, Science and Politics create solutions"

 

15 February 2018

University of Bern

Communiqué de presse 15.02.2018

«Utilisons dès maintenant l’immense potentiel des solutions durables»

Rendre la Suisse vraiment durable, combien ça coûte? Est-ce notre pays a une responsabilité internationale d'accomplir l'Agenda 2030 des Nations Unies? Plus de 200 participant-e-s de tous horizons (politique, affaires, université, think tanks, société civile) ont discuté de ces questions à la Conférence de lancement du Réseau de solutions pour le développement durable (SDSN Suisse). Parmi eux, Bertrand Piccard a souligné: «Pour mettre en pratique la durabilité, on ne doit pas se focaliser sur ce qu’elle coûte, mais sur ses opportunités cachées que nous n’utilisons pas aujourd’hui.»


La politique, l'économie, la science et la société de ce pays sont mis à contribution: en juillet
prochain, le Conseil fédéral doit présenter un rapport expliquant comment la Suisse jouera son rôle
et mettra en oeuvre les 17 Objectifs pour le développement durable (ODD). Ceux-ci sont au coeur de
l'Agenda mondial 2030 des Nations Unies. Dans ce processus, il est essentiel d'avoir un dialogue et
un échange de connaissances entre les différents acteurs. Ceux-ci ont donc ont entrepris en 2017
d'unir leurs forces dans une large alliance: la branche suisse du Réseau pour des solutions de
développement durable (SDSN).


En inaugurant ce réseau le 15 février 2018, les co-présidents de SDSN Suisse, Océane Dayer (Swiss
Youth for Climate) et Urs Wiesmann (Université de Berne), affirment: « L'Agenda 2030, c'est
clairement un grand défi. Mais il offre en même temps de nombreuses opportunités. Pour
l'économie locale, la recherche, la politique et la société civile, cet agenda contient de fortes
incitations à mettre en route des solutions innovantes vers un développement vraiment durable.»


Ces solutions, il faudrait encore qu’elles soient utilisées. A titre d’exemple, Océane Dayer mentionne
la loi sur le CO2. Il faut la renégocier en nous concentrant sur les avantages qu’elle apportera à tous
les secteurs. Bertrand Piccard l’a démontré avec son avion qui a fait le tour du monde sans une
goutte d’essence : « Les solutions techniques sont largement disponibles. Or en Suisse, au lieu de
saisir cet immense potentiel et de créer des emplois en investissant dans des systèmes propres, on se
perd dans des disputes politiques où chacun rejette la faute sur l’autre. »


Portant, la Suisse porte aussi une responsabilité au niveau mondial, estime Urs Wiesmann :
« Notamment notre niveau de consommation qui pompe des ressources à l’étranger. »


Le but de SDSN Suisse est de contribuer en pratique à ce processus, en Suisse comme sur le plan
international. « En particulier, nous devons exposer beaucoup plus clairement les liens entre les
stratégies de politique intérieure et de politique étrangère », ajoutent Dayer et Wiesmann. Pour les
deux pilotes du SDSN, cela signifie notamment « que les conflits d'intérêts et les synergies entre les
différents secteurs doivent être pris en considération.»

Ces prochains mois le réseau, qui compte pour l’heure 18 membres institutionnels, va élaborer des
initiatives concrètes en faveur du développement durable en Suisse, en particulier un projet sur la
production et la consommation durable.

Informations pour les médias:

Océane Dayer, +41 76 615 71 70, oceane.dayer@syfc.ch

Urs Wiesmann, +41 76 395 35 09, urs.wiesmann@cde.unibe.ch